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LE BLOG DE MODESTE

La COUR DES MIRACLES

La COUR DES MIRACLES
Il y a très longtemps, les grandes villes possédaient une COUR des miracles. A Paris 12 ou plus.
La plus grande La Grande COUR des miracles, Fief d’Alby, entre la rue du Caire ET  la rue Réaumur..
Victor Hugo s’y réfère dans Notre Dame de Paris.

Quels étaient les habitués de ces Cour des Miracles, certes pas les bourgeois, ni les nantis, ni même les commerçants, ni ceux qui avaient un travail.

Dans ces COUR,  il n’y avait que des malheureux, qui pendant la journée faisaient l’aumône, avec des problèmes physiques, certains réels, d’autres fictifs. Il fallait certes se débrouiller pour trouver quelque subsistance afin de continuer à vivre.
Moi, Modeste, je les comprends, personne veut mourir et laisser la place à d’autres.

Par contre certains  auraient  voulu se débarrasser de ces pauvres gens, venus des campagnes pour chercher en vain du travail, les miséreux des villes s’ajoutaient à toute cette population, rejetée par tous. Ceci au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII et Louis XIV.

Il me semble que du haut de mon Donjon, entouré d’aigles qui y ont leur domicile, la tournure des COUR des Miracles a seulement changé de cadre. Des personnes avec les mêmes problèmes de manque de travail, ce qui mène parfois à la déchéance non voulue, sont maintenant sous les ponts, dan des cartons, et ils ont peur de la police. Dans les COUR des Miracles d’antan, s’y approcher était très dangereux , composée de trois places successives communiquant par des boyaux, l'endroit était si dangereux que les « lapins-ferrés » (les soldats du guet) n’osaient pas y entrer.

En 1630, sous Louis XIII, lorsqu'on voulut y percer une rue qui traverserait la grande COUR des Miracles de part en part, les maçons furent assassinés avant d’avoir pu faire aboutir le projet.

Impossible pour le vieux Roi des Fous que je suis, de ne pas me sentir proche de ceux qui ont souffert ou  qui souffrent encore, d’autant plus, que dans ma jeunesse dans une ville balnéaire, les mendiants pendant l’été étaient écartés dans un endroit d’où ils ne pouvaient sortir. Croyez-moi, si vous voulez, mais cela ne s’oublie pas. .

J’ai fait ce petit article avec l’aide du lien ci-après


http://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_des_miracles
Victor Hugo en dit :
« Depuis plusieurs siècles, Paris et ses environs étaient infestés d’une foule de vagabonds et de pauvres. La plupart, gens sans aveu, mendiants de profession, tenaient leurs quartiers généraux dans les cours des miracles. On nommait ainsi leurs repaires parce qu’en y entrant ils déposaient le costume de leur rôle. Les aveugles voyaient clair, les paralytiques recouvraient l’usage de leurs membres, les boiteux étaient redressés. Tous les moyens leur semblaient bons pour exciter la compassion des passants […] Immense vestiaire, en un mot, où s’habillaient et se déshabillaient à cette époque tous les acteurs de cette comédie éternelle que le vol, la prostitution et le meurtre jouent sur le pavé de Paris… [s'ensuit la description de leurs différentes « spécialités »] »

 

Que de souffrance......

Que de souffrance......

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